Pour les fêtes de fin d’année l’UNS et l’UCA nous ont offert un chef d’œuvre de propagande concernant la fin de l’Université de Nice. Une privatisation qui ne dit pas son nom, sans aucune consultation des centaines d’agents concernés.

Le texte est de toute évidence une réponse à toutes les critiques que nous portons avec l’intersyndicale depuis la création de l’UCA. Un exercice d’enfumage pour faire croire à une autre réalité (hollywood nous voilà) que celle que nous vivons déjà et que nous allons vivre encore plus durement dans les années à venir.

Mais la réalité c’est que jamais la liberté d’expression académique n’a été autant bafouée à l’UNS et à l’UCA ; jamais il n’y a eu aussi peu de vie démocratique universitaire ; jamais la collégialité n’a été aussi réduite.

La réalité c’est que jamais le clientélisme n’a été aussi développé, levier pour contraindre les collègues à se taire, de peur de ne pas être soutenus dans une demande de financement, de voir stopper les recrutements, ou simplement sa carrière. La peur comme mode de gestion comme nous le dénoncions en juillet dernier avec l’intersyndicale.

La réalité c’est que jamais les BIATSS n’ont eu aussi peu de voix dans les conseils, malgré les deux syndicats maison à la botte de la direction depuis des 10aines d’années.

La réalité c’est qu’une poignée d’individus décident de tout dans la plus grande opacité.

La réalité c’est que les directions d’UCA et de l’UNS ne tolèrent aucune contradiction et n’hésitent pas à utiliser la menace pour faire taire l’opposition.

La réalité c’est que face à des étudiants venus occupés pacifiquement la salle des Actes du grand château pour contester la mise en place de masters payants et Parcoursup, la direction d’UCA n’a répondu que par de l’agressivité et des violences.

La réalité c’est que la souffrance au travail a considérablement augmenté comme l’attestent les discussions avec des agents sur différents campus.

Et pour finir, on nous explique que pour notre bien et celui des étudiants l’UNS va se fondre et disparaître au sein d’un établissement « expérimental  » dont les contours et les statuts sont suffisamment flous pour que tout soit permis ! Et tout cela sans la moindre consultation de notre communauté …

Il est temps de s’opposer à ce modèle vide de sens qu’on tente de nous imposer.

Publicités